Actualités

Les « millennials » européens souhaitent une Europe plus protectrice et égalitaire

Millennials

Les « millennials » – soit plus d’un quart des Européens – sont attachés à l’Union européenne et à ses valeurs, et plus de 79,8 % d’entre eux défendent le bien-fondé de l’UE. Leurs aspirations portent sur une Europe plus à l’écoute de la jeunesse et plus solidaire.

A six mois à peine des élections législatives européennes, l’étude intitulée « Millennial Dialogue » montre que les jeunes de la Génération Y plaident en faveur de politiques offrant une solide protection sociale pour les périodes difficiles. L’enquête révèle que pour 52 % des membres de la Génération Y, la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités sociales et économiques doivent figurer en tête des priorités de l’UE. Les Millennials estiment à une majorité écrasante (83 %) que l’UE doit garantir un salaire minimum pour tous les travailleurs ; ils sont 81 % à demander un relèvement des aides financières européennes à l’enfance et 47 % à estimer que la réduction du fossé entre les sexes en termes de salaires et de retraites est l’un des meilleurs moyens de remédier aux inégalités de genre.

millennials
millennials

Ces priorités montrent que les membres de la Génération Y veulent prendre la parole et s’engager dans le débat politique. 85 % indiquent vouloir que l’UE associe davantage les jeunes aux prises de décisions et leur donne les moyens d’agir. Ils sont plus de la moitié (53,5 %) à déclarer que l’UE s’oriente dans la mauvaise direction, un chiffre inquiétant pour les décideurs, et 58 % à penser que d’autres pays quitteront l’UE après le Brexit.

Concernant l’UE elle-même, l’enquête fait ressortir un enthousiasme beaucoup plus marqué qu’au sein de l’opinion publique en général : 79,8 % défendent le bien-fondé de l’UE, démentant les craintes selon lesquelles les crises de ces dernières années auraient entamé la confiance dans le projet européen.

De fait, plus de la moitié des membres de la Génération Y (54,7 %) sont favorables à la création d’une armée européenne, une question souvent considérée comme sensible sur le plan politique.

Selon Maria Freitas, conseillère politique de la Fondation FEPS, l’enquête ouvre aux responsables politiques des perspectives pour l’établissement d’un dialogue avec les jeunes générations : « L’enthousiasme des Millennials pour l’UE et ses valeurs offre aux partis pro-européens et aux institutions de l’UE l’opportunité unique de tendre la main à cette jeunesse qui représente plus du quart de la population européenne totale. C’est également l’occasion de combler le fossé qui sépare les responsables politiques des jeunes générations » a-t-elle poursuivi.

Quant à Andrea Gerosa, Fondateur et Chief Thinker de ThinkYoung, il estime que l’enquête met un coup de projecteur sur cette génération bien mal comprise. « Il arrive souvent que les décisions politiques ne tiennent pas compte des Millennials alors qu’ils incarnent notre avenir. Interrogés sur leurs espoirs et leurs idéaux, leur réponse a porté sur un ensemble de priorités politiques claires. Il appartient à présent à nos responsables politiques d’écouter ce qu’ils ont à dire » ajoute-t-il.

L’Etude auprès des Millennials est l’une des enquêtes d’opinion les plus étendues réalisées en Europe : elle porte sur 10 000 personnes interrogées dans dix pays représentant conjointement 78 % de la population de l’UE : France, Allemagne, Pologne, Grèce, Espagne, Italie, Hongrie, Suède, Belgique et Portugal. Commandée par la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS) en coopération avec ThinkYoung, elle bénéficie du soutien de trois partenaires privés, Coca-Cola, BCW (Burson Cohn & Wolfe) et Microsoft. L’étude s’appuie sur la recherche menée de longue date par le FEPS auprès des Millennials, qui ont été plus de 23 000 à prendre part à ses enquêtes dans le monde entre 2015 et 2017.

millennials
millennials

Faits saillants de l’enquête :

• Le pourcentage (79,8 %) de Millennials favorables à l’UE est nettement plus élevé que celui de l’opinion publique en général, d’ordinaire inférieur à 60 %
• Ce soutien de la Génération Y à l’UE se manifeste à un moment décisif : les élections européennes approchent et le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’UE. Cependant, les Millennials interrogés considèrent que le Royaume-Uni ne sera pas le seul État membre à quitter l’UE : 58 % d’entre eux estiment que d’autres pays lui emboîteront le pas (58,4 % en France).
• Les Millennials interrogés ne partagent pas les mêmes priorités que les gouvernements nationaux ou institutions de l’UE. Interrogés sur les principaux enjeux auxquels l’UE est confrontée, ils citent la pauvreté et les inégalités (52 %), les défis environnementaux (40 %), la crise migratoire (33 %) et la corruption (32 %). À la question sur les actions spécifiques à engager par l’UE, ils répondent à une majorité écrasante de 83 %, l’adoption de mesures en faveur d’un salaire minimum.
• Cet enthousiasme est néanmoins tempéré par une incertitude : pour 53,5 % des membres de la Génération Y (59,8% pour la France), l’UE ne va pas dans le bon sens. Cependant, ce résultat est bien meilleur que celui de la précédente enquête Millennial Dialogue, menée en 2015, selon laquelle 73 % estimaient que l’UE ne se dirigeait pas dans la bonne direction. La proximité est un grand sujet de préoccupation : 89,5 % des Millennials (88,4 % en France) souhaitent que les hommes politiques améliorent leur communication sur ce que fait l’UE en indiquant dans quelle mesure cela a un impact sur la vie de tous les jours – autrement dit, seul un sur dix estime en savoir assez sur les rôles, les responsabilités et les avantages de l’UE.
• Seuls 27 % des 18-24 ans ont voté aux élections de 2014, contre 42,5 % pour la moyenne globale (Ils sont 51,7% à avoir voté en 2014 en France). À en juger par cette enquête, les Millennials ont renoncé à se rendre aux urnes parce qu’ils estiment que l’UE ne s’adressait pas à leur génération : 85 % indiquent vouloir que l’UE associe davantage les jeunes aux prises de décisions et leur donne les moyens d’agir (83,4 % pour la France).
• Les 54,7 % d’opinion favorable à une armée européenne contrastent avec la prudence affichée sur cette nouvelle question au cours des nombreux débats politiques (51% en France). Ce pourcentage d’opinion favorable émane d’une génération qui a été exemptée du service militaire, mais qui, néanmoins, reconnaît le rôle de l’UE dans le maintien de la paix et de la stabilité sur le continent.

>> Pour accéder à l’enquête dans son intégralité, veuillez cliquer ici.

Source : Burson-Marsteller

About the author

No Web Agency

No Web Agency est un site spécialisé dans la Publication & Diffusion de Communiqués de Presse, actus... édité par Sébastien Mugnier !

Notre objectif est simple, c’est d’accompagner les entreprises dans le développement de leur image, comme diffuseur de leurs actualités, ou encore en relais de leur stratégie marketing (lancement de produits, salon…).

Bienvenue sur No Web Agency

L’AGENDA DES PUBLICATIONS

décembre 2018
L M M J V S D
« Nov    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

TIMELINES