Actualités

L’intelligence artificielle au service de la protection de l’enfance

AI
AI

Dans la mise en place d’assistants virtuels personnels ou professionnels, à travers l’avènement de la voiture autonome ou d’une médecine de précision, etc., l’intelligence artificielle a de nombreux atouts à faire valoir afin de faire progresser certaines grandes évolutions de la société. Parmi les nombreux exemples d’applications qui en émergent déjà, tous secteurs confondus, la protection de l’enfance n’est pas celui sans doute auquel on penserait de suite.

AI
AI

Pourtant, là encore, la mise en place de systèmes d’intelligence artificielle a beaucoup à apporter, à l’exemple des travaux menés en ce moment par Intel aux Etats-Unis en collaboration avec le NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children) ou bien encore l’association Think of Us. Que ce soit pour aider à retrouver des enfants disparus, pour mieux les secourir face à une maltraitante ou à des abus sexuels, ou bien encore pour mieux accompagner des jeunes gens vulnérables à leur sortie d’un foyer d’accueil, l’intelligence artificielle a dévoilé, sous la houlette d’Intel, toutes ces facettes lors du dernier festival SXSW qui s’est tenu mi-mars à Austin au Texas.

Protéger et secourir les enfants disparus ou maltraités

En matière de protection de l’enfance, le NCMEC est aux Etats-Unis le « carrefour » central et essentiel par lequel passent toutes les informations, qu’il s’agisse de celles concernant les enfants fugueurs, enlevés ou maltraités, ou plus particulièrement de toutes celles rattachées à des ravisseurs ou pédophiles suspectés ou identifiés. Lancée depuis 1998, sa plateforme informatique CyberTipline* est au centre du processus et reste ouverte en permanence au grand public et aux fournisseurs de services électroniques afin de signaler tous les cas qu’ils pourraient jugés suspects. Avec de tels enjeux, chaque rapport doit être bien sûr considéré comme une priorité et, si avéré, transmis au plus vite aux autorités locales ou fédérales afin de secourir les enfants en danger.

Malgré le savoir-faire des équipes d’analystes du NCMEC, cette tâche est aujourd’hui toujours plus complexe en raison d’une explosion dans le volume des données échangées ; ce qui est lié non seulement à la sensibilisation croissante de la population sur ces questions mais aussi et surtout aux moyens plus importants de diffusion offerts par les réseaux sociaux ou plus généralement par Internet. En 2014 par exemple, si le nombre de signalements transmis au Centre était de 1 million, ces derniers sont passés à plus de 8 millions en 2016 ! De véritables flux croissants de photos, de vidéos, de rapports écrits, d’adresses mails ou IP, etc., transitent désormais dans le CyberTipline* et le défi technologique, lui, ne cesse de grandir pour y répondre. Avec des systèmes basés sur des réseaux de neurones artificiels, capables d’établir des modèles d’actions grâce à une perception automatique des choses (reconnaissance faciale, gestuelle ou vocale…) – ce que l’on appelle l’apprentissage en profondeur ou deep learning – l’aide apportée par une intelligence artificielle peut être l’une des solutions à ce problème.

Pour le NCMEC, qui développe actuellement un tel prototype de plateforme en collaboration avec Intel mais aussi avec d’autres acteurs majeurs des nouvelles technologies tels que Microsoft* ou Google*, l’idée première poursuivie est d’aider leurs analystes à automatiser leurs recherches complexes de correspondances d’images effectuées quotidiennement et à en extraire plus rapidement et avec une précision accrue les informations pertinentes. Reconnaître plus facilement, par rapport à la dernière photo connue d’un enfant disparu par exemple, les caractéristiques communes d’un visage en dépit d’un âge plus avancé, d’un style ou d’une couleur de cheveux ayant changé, identifier plus aisément des éléments de décors communs entre des photos d’enfants différents, affiner plus rapidement encore des images de vidéo surveillance d’endroits bondés tels que des aéroports, des gares ou des stations de métro, etc. A condition d’être interopérable sur un grand nombre d’applications et d’être capable de rechercher dans un large éventail de supports de diffusion, l’intelligence artificielle peut représenter elle aussi une main tendue vers les enfants en souffrance.

Aujourd’hui, face à l’explosion des données transmises, et parce qu’il leur faut bien souvent confronter leurs informations à travers des dizaines de millions d’images de victimes ou de suspects potentiels, les analystes du NCMEC peuvent mettre jusqu’à 30 jours pour conclure sur une enquête. Bien qu’encore à ses débuts, le prototype de système d’intelligence artificielle développé permettrait de traiter en moyenne les rapports en seulement une journée ou deux.

Renforcer les chances d’intégration dans la société des jeunes gens vulnérables

Selon des études récentes menées aux Etats-Unis, près d’un million de jeunes âgés de 14 à 26 ans ont au moins passé une journée en foyer d’accueil faute de soins adéquats, ou en raison d’abus ou de négligence de la part de leurs parents. Parmi eux, et pour ceux qui ne peuvent retourner sans danger chez eux, beaucoup ne sont pas placés dans des familles d’adoption et, lorsque le moment de quitter le foyer d’accueil arrive, reste alors pour eux le délicat problème de se retrouver livrés à eux-mêmes face aux méandres de la société. A en juger par les chiffres d’une étude conduite en 2011 dans le Midwest, dans une tranche donnée de jeunes gens en difficulté, à 26 ans seulement 3% avaient eu le bac, environ 20% avaient dormi dans la rue et près de 80% des jeunes femmes concernées avaient été enceintes au moins une fois.

Face à de telles conditions, obtenir un encadrement personnalisé et des opportunités de développement, recevoir des informations ou des ressources peuvent vite inverser la balance. Cette mission est celle que s’est donnée l’association Think of Us qui, à travers une plateforme offrant aussi bien des vidéos interactives que des activités de coaching permettant de planifier et de fixer des objectifs personnels, propose aux jeunes en difficulté tous les outils pour se bâtir leur propre système de soutien. Afin de mieux surmonter les défis quotidiens que peuvent représenter la recherche d’un logement ou d’un travail, ou bien encore celui de renouer avec sa famille biologique, Think of Us se donne en résumé pour objectif d’offrir aux jeunes gens vulnérables les mêmes cartes en mains que ceux issus de foyers stables et de parents attentionnés.

A travers le développement d’une intelligence artificielle baptisée « Tyson et Nicole » – du nom des frère et sœur décédés du président actuel de l’association – Think of Us travaille actuellement en collaboration avec Intel pour mettre en place une plateforme encore plus réactive qui offrirait des réponses ou des conseils personnalisés selon les problématiques traversées sur le moment. Par exemple, l’application sera en mesure de mettre en relation à un instant donné son utilisateur avec d’autres membres de sa communauté traversant les mêmes difficultés et dans des conditions de vie sensiblement similaires. Partager sur des expériences de travail pour mieux s’y préparer, trouver plus facilement un logement en colocation, etc., l’intelligence artificielle deviendra pour chacun une passerelle pour rompre l’isolement social et contribuer à une autonomie réussie.

Source : Intel

Nos Services

Un petit clic et Ops !

Pub

Twitter