Actualités Dossiers

[Orange] « So 2035 ! » : ce que le numérique nous réserve dans 20 ans

So 2035

Aujourd’hui, 76 % des français considèrent qu’avec le numérique les choses sont bien comme elles sont ou qu’il faut aller plus loin. Smartphone, Internet des Objets, « uberisation« … En 20 ans, le numérique s’est glissé dans notre quotidien jusqu’à le redessiner. Et cela ne va pas s’arrêter là ! Quels sont les opportunités et les grands défis du numérique pour les années à venir ? Nous avons cherché à comprendre avec deux experts qui tentent de se projeter dans l’univers numérique de demain.

So 2035
So 2035

Le développement du numérique était chargé de nombreuses promesses d’avenir. Selon vous, quelles sont celles qui ont été tenues ces 20 dernières années ? Et celles qui ne l’ont pas été ?

Nicolas Demassieux [Senior VP Orange Labs research] : « Pour moi, les deux grandes promesses tenues concernent la connectivité et l’accès à l’information. Nous sommes passés en 20 ans, du tout premier téléphone à plus de 5 milliards de personnes qui en possèdent un. Cette connectivité est désormais quasi universelle, et permet l’accès à une information très riche, et surtout immédiate. »

Pierre-Noël Giraud [Membre du conseil scientifique d’Orange, économiste, ingénieur général des Mines, membre fondateur de l’Académie des technologies] : « Cet accès à des quantités phénoménales d’information, et la réduction des coûts de transaction et de communication est un facteur extraordinaire de développement personnel et collectif. Mais il faut aussi pointer les promesses non tenues, par exemple les limites de l’intelligence artificielle à laquelle la langue et plus généralement le sens résistent encore. Nous n’avons pas encore les outils permettant de s’orienter et de faire le tri sur Internet de manière qualitative, alors qu’on parlait déjà de moteur de recherche sémantique il y a 20 ans. »

ND : « C’est vrai que ce domaine est plus difficile que ce qu’on imaginait. Mais les progrès s’accélèrent fortement depuis 3 ou 4 ans sur tout ce qui est reconnaissance du langage, de la parole, compréhension du sens… »

Aujourd’hui, c’est l’Internet des Objets et le Big Data qui font de nouvelles promesses. Comment vont-ils transformer Internet dans 20 ans ?

PNG : « L’Internet des Objets est incontestablement le grand sujet technique et organisationnel des prochaines années. À l’horizon 2035, chaque objet standard, chaque objet manufacturé pourra contenir une puce à même de stocker de l’information, de calculer et de communiquer avec Internet. »

ND : « Cette généralisation des objets connectés va changer Internet lui-même. Aujourd’hui, c’est un gros cerveau rempli d’informations mais ces dernières sont extrêmement abstraites. Grâce à ces capteurs, c’est sa connaissance du réel, du monde physique dans lequel nous vivons, qui va être multipliée. Et cela offre d’énormes possibilités d’applications, d’innovations et de réduction des coûts pour réguler notre environnement. C’est à l’horizon 2035 que cette symbiose entre un monde numérique et un monde physique sera en mesure de se réaliser. »

PNG : « L’Internet des Objets pose également la question de la généralisation des robots. Entre ces objets, capteurs ou actionneurs, il y a un réseau où l’information circule et est traitée. De plus en plus, ce traitement et cette action peuvent se faire directement par la machine. On voit aujourd’hui que ces robots ne cessent de changer de forme, observent, actionnent et alertent des communautés très larges, voire des pans entiers de l’économie. La crainte du robot se substituant à l’homme resurgit donc, même s’il faut noter que cela n’a jamais été le cas. Il faudra toujours des hommes pour les construire, les surveiller et les programmer. »

Justement, comment vont évoluer nos interactions avec Internet ?

ND : « La caractéristique de la première ère du digital, c’est le recours massif à des ʺinterfaces explicitesʺ pour interagir avec Internet : clavier, écran… C’est une autre conséquence de l’Internet des Objets, demain, il n’y aura plus nécessairement besoin d’aller taper sur un clavier, l’interaction sera plus implicite. Votre majordome électronique, par exemple, sera capable de vous aider, sans même une action de votre part. C’est l’ère de l’intelligence ambiante ! Bien sûr les interactions explicites, avec les machines et entre nous, existeront toujours et vont évoluer. »

Aujourd’hui, dans la santé, les NBIC promettent presque l’immortalité à l’homme. Le numérique et les technologies pourront-ils répondre à tous nos besoins, y compris les plus fous ?

ND : « Les technologies et le numérique peuvent avoir de nombreuses applications dans la santé. Cela fait déjà quelques années que l’on sait opérer à distance. Aujourd’hui, certains laboratoires mènent, avec succès, des expériences permettant à des tétraplégiques de commander des exosquelettes par la pensée. Le numérique peut également offrir de nombreuses possibilités dans le domaine de la prévention. Mais je ne pense pas que la réponse universelle se trouve dans le digital. »

PNG : « Dans la course à la santé, je pense qu’Internet, avec des phénomènes de concentration et de polarisation, va contribuer à une inégalité croissante. Toutefois, le numérique ne doit pas seulement servir à satisfaire les besoins ʺextrêmesʺ et hyper-connectés de certaines populations disposant de niveaux de revenus et de technologies élevés. La réalité du monde de demain, c’est une Afrique avec 2,5 milliards d’habitants et des villes de plus en plus grandes, par exemple. Le numérique doit être utilisé pour aider toutes ces personnes à travailler, à se déplacer et à se soigner. C’est une orientation forte à donner au numérique, qu’Orange mène d’ailleurs avec ses axes de recherche sur la ville connectée et la numérisation des pays émergents. »

Potentiel du Big Data d’un côté et uberisation de l’autre… Le numérique semble être à la fois une opportunité et une menace pour les entreprises. Comment va évoluer le paysage économique ?

PNG : « Aujourd’hui, l’économie d’échange de pair à pair bouscule les frontières et va, je le pense, faire disparaître des secteurs économiques entiers pour les remplacer par d’autres, plus à même de satisfaire les consommateurs. Cela impacte l’organisation même de l’entreprise, qui s’annonce moins hiérarchique, plus agile, et plus éclatée… avec des formes de travail plus diversifiées. »

ND : « Dans tous les secteurs, sauf peut-être celui des industries lourdes, une nouvelle compétition peut surgir là où on ne l’attend pas. Ce qui va faire la différence entre les entreprises, c’est leur capacité à capter en permanence des informations, sur les concurrents et les consommateurs, et les exploiter pour améliorer leurs offres. Ces informations constituent une mine d’or, car elles vont permettre de faire des choses encore inimaginables il y a quelques années. Par exemple, Amazon est aujourd’hui capable, sur la base d’analyses prédictives, d’envoyer des livres dans une zone donnée avant même qu’ils ne soient commandés. »

PNG : « Et ce nouveau potentiel d’action concerne également les États et les administrations. Si tous les objets contiennent une puce connectée, on peut imaginer qu’ils contiennent des informations concernant la chaîne de fabrication de ce produit. Il y a là, pour un État, une énorme capacité d’investigation et de contrôle de la circulation des biens ou des mouvements financiers. »

Et du point de vue des consommateurs, qu’est-ce ça change ?

ND : « Actuellement, le risque c’est de voir s’installer une asymétrie profonde entre les consommateurs et des organisations qui savent beaucoup de choses sur eux et disposent de gros moyens. Plutôt que de subir des sollicitations permanentes, les consommateurs de demain devront essayer d’identifier leurs besoins réels et de retourner la relation, par exemple en se groupant pour trouver les meilleurs prix ou même les négocier. Les capacités d’actions sont désormais décuplées : nous avons tous dans la poche un outil 30 fois plus puissant que le meilleur ordinateur d’il y a 30 ans ! »

Source : Orange

About the author

No Web Agency Staff

No Web Agency est un site spécialisé dans la Publication & Diffusion de Communiqués de Presse, actus... édité par Sébastien Mugnier !

Notre objectif est simple, c’est d’accompagner les entreprises dans le développement de leur image, comme diffuseur de leurs actualités, ou encore en relais de leur stratégie marketing (lancement de produits, salon…).

Bienvenue sur No Web Agency

NO WEB AGENCY est un site spécialisé dans la Publication & Diffusion de Communiqués de Presse, news…, édité parSébastien Mugnier !….++